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Musique classique et opéra par Classissima

Jean-sébastien Bach

mardi 25 avril 2017


Les blogs Qobuz

21 avril

Le blog-notes de Claude Samuel Deux contemporains aux deux rives de l’Atlantique – Schoenberg et les autres – La technique des douze sons – Les 800 pages d’Ansermet – Ives, le démocrate

Les blogs Qobuz Charles Ives et Harmonie, son épouse (DR) Ils sont nés, l’un et l’autre, en 1874, à cinq semaines d’intervalle. L’aîné dans cette Vienne, capitale de l’Empire austro-hongrois, qui jetait ses derniers feux ; le cadet à Danbury, petite ville du Connecticut réputée pour sa fabrication de chapeaux. Et dans un contexte, ô combien différent, et chacun à sa manière, ils furent des novateurs. Comme tels, ils figurent en bonne place dans les histoires de la musique, mais bien rarement au programme de nos concerts. Ils sont l’un et l’autre dans notre actualité musico-littéraire : Arnold Schoenberg et Charles Ives. Schoenberg, déjà bien servi au rayon des biographies, et je ne saurais trop recommander l’Arnold Schoenberg du grand critique allemand Hans Heinz Stückenschmidt (Ed. Fayard)ans , un homme que j’ai bien connu à Berlin, alors que, sous les sarcasmes, Hermann Scherchen dirigeait la première de Moïse et Aron, fut l’objet d’une série d’essais rédigés à travers le temps par le musicologue allemand Carl Dahlhaus (1928-1989). Une trentaine de ces textes viennent d’être publiés par les éditions suisses Contrechamps et finement introduits par Philippe Albèra, lui-même directeur des éditions précitées. Cher Arnold… Livre pour initiés, où l’on passe de la technique de douze sons (« est-elle illusoire ? », page 149) à la mélodie de timbres, de la relation de Schoenberg à Bach, Beethoven, Bartók, Kandinsky à l’analyse, très détaillée, parfaitement incompréhensible pour le néophyte, des Variations opus 31, œuvre-clef dans l’évolution de notre cher Arnold. Particulièrement intéressant : l’analyse critique du livre (800 pages) du grand chef suisse Ernest Ansermet, créateur, entre autres, des Noces et de l’Histoire du Soldat d’Igor Stravinsky. Avec innombrables preuves techniques à l’appui, Ansermet taillait ainsi en pièces la musique à douze sons, et condamnait son fondateur, non sans quelques relents d’antisémitisme… L’ouvrage de Laurent Denave sur Charles Ives, sous-titré Naissance de la modernité aux Etats-Unis (publié par Aedam Musicae) est nettement moins polémique. Il raconte l’histoire d’un homme dont le père, volontaire de l’armée nordiste pendant la guerre de sécession, avait « une véritable passion pour les quarts de son » ! Chef de la fanfare, ce père béni avait soi-disant l’oreille absolue. « Mais tout est relatif, expliquera plus tard le jeune Charlie. Seuls les idiots et les impôts sont absolus ». Et Ives savait de quoi il parlait. Pour gagner sa vie, il était entré dans les affaires. Spécialiste des assurances et chargé de compiler les statistiques à la Mutual Life insurance Company de New York, il créera ensuite sa propre compagnie. Pas seulement pour gagner de l’argent, mais pour rendre service à ses compatriotes. C’était un démocrate, peut-être même un socialiste. Il abandonna la composition en 1920, peu soucieux de l’exécution de ses œuvres, injouables, d’ailleurs, pour certaines d’entre elles, et il fut bien étonné lorsqu’on lui décerna, en 1947, le Prix Pulitzer. À plusieurs reprises, j’ai tenté, dans la mesure de mes moyens et de mes responsabilités, de mieux introduire la musique de Charles Ives en France. Mais les bons combats ne sont jamais perdus… et je ne doute pas que la lecture de l’ouvrage de Laurent Denave ne pique votre curiosité. À défaut des concerts, absents au bataillon, il reste une discographie assez riche. Ecoutez prioritairement la Quatrième Symphonie qui fut créée en 1965, cinquante ans après sa composition ! Ou la longue Sonate Concord pour piano, avec sa très brève partie de flûte ad libitum. Quand on n’imagine pas être joué, on se paie certains luxes… Vive les amateurs, naïfs mais, parfois, imaginatifs et téméraires… Fêtés par le timbre-poste !!! Question subsidiaire, Ives et Schoenberg se sont-ils connus ? Hypothèse envisageable puisque, comme on le sait, Schoenberg termina sa vie en Californie. L’événement aurait été discret : Ives fut invité à une réception donnée à New York en 1940 en l’honneur de son collègue européen ; et peut-être nos deux septuagénaires se sont-ils alors croisés… Schoenberg est mort à Los Angeles en 1951 ; Ives à New York, trois ans plus tard. Retrouvez la chronique de Claude Samuel dans le magazine Diapason d’avril 2017 : « Ce jour-là, 28 juillet 1750 : la mort de Bach »

Le blog d'Olivier Bellamy

Aujourd'hui

Hervé Bourges, Papa Africa

Jean-Sébastien Bach : l’Offrande musicale. Mozart : La flûte enchantée : un des airs de Papageno. Beethoven : 9e Symphonie : Hymne à la joie (minute européenne). Si possible direction Karajan. Les 3 madeleines : Miriam Makeba : Pata Pata Manu Dibango : Soul Makossa Harry Belafonte : Haïti Chérie




Les blogs Qobuz

19 avril

Récital David Fray au Théâtre des Champs-Elysées

Dieu sait que nous aimons les disques. Faute d’être face aux artistes eux-mêmes, c’est leur trace qu’ils nous restituent, et soigneusement pesée, inscrite dans le définitif. Mais on n’a pas attendu hier pour vérifier à quel point leur définitif nous trompe : et s’agissant de certains interprètes, plus encore. David Fray nous a donné cet hiver un disque Chopin, du Chopin varié, pris dans l’ordre qu’il a choisi, avec nocturnes, mazurkas, valses et, seul morceau de (relative) résistance, la Polonaise Fantaisie. L’espace vide et neutre dans lequel se projette le disque surexposait cette vertu nécessaire à tout interprète : la délibération (qui est aussi doute ; doutes quant à l’œuvre, doute de soi). Il est dans un studio lui-même abstrait ; il y a dix façons d’entonner, de commencer, de phraser ensuite, de faire peser davantage tel ou tel accent. Tout est encore possible, rien n’est arrêté. C’est comme si dans un tout premier son, ou accord, à froid, la délibération (recherche, questionnement) pouvait s’entendre comme hésitation ; tremblement devant l’obstacle, devant la réalité. Rien de tel en direct. Il arrive que les premiers sons ou accords trouvent les doigts encore froids, et les touches du clavier elles-mêmes encore neutres, indifférentes. Mais cela se stabilisera, sitôt le contact établi, la chaleur acceptée. Au disque on avait entendu un Chopin hésitant, pas sûr de sa meilleure projection ou résonance. Aux Champs-Elysées on a eu d’emblée, commençant par de périlleux Nocturnes, le ton décidé, la construction claire, le formidable rendu de la turbulence intérieure qui font de certains de ces Nocturnes (et notamment l’incroyable ut mineur 48/1) d’absolus drames en musique où l’interprète ne se contente pas de montrer, merci Chopin, ses doigts mais, souverainement, ses décisions, sa construction, sa vision d’artiste. Le contrôle de la sonorité, sitôt le contact établi, a été d’ailleurs exemplaire : permettant, notamment dans la Polonaise Fantaisie, des intériorisations d’un tact et d’une discrétion merveilleusement poétiques. Et comme le caractère de chacun des sept morceaux ressortait ! L’humeur dans la Mazurka, l’élégance dans l’Impromptu, et l’orage et le trouble et l’anxiété aussi (maîtrisée) qu’il faut dans la nuit des Nocturnes. Mais enfin ces Chopin étaient attendus, ils avaient été étudiés, déjà donnés au public. La surprise, l’événement viendrait, s’il venait, avec la gigantesque D.959 de Schubert, si classique dans sa découpe et sa conduite, mais si pleine de ciels divers, et promenades, jusqu’au séisme même affronté, en centre d’andantino. On n’avait pas de signe que David Fray ait maîtrisé cette grande demi-heure de musique pure, où il y a à construire, ordonner, décider. Déjà le disque nous avait livré de lui une simplement miraculeuse sol majeur. Mais on n’attendait pas, rien ne laissait espérer l’énergie mâle, résolue, impérieuse, athlétique, avec laquelle il l’a attaquée, prise à bras le corps. De l’incertitude, un rien de brume a pu se mettre dans tel trait que les doigts articulent. Mais l’articulation de pensée, celle qui articule l’un à l’autre ce qui pourrait n’être que moments, vitale ici, on l’a vue à l’œuvre, et avec quel sang froid, quand dans l’andantino où chaque reprise de phrase intensifiait et diversifiait ce qui est imminence pure, celle-ci s’est faite fracas, et soudain fin de monde. Si admirable qu’ait su être ce moment, unique chez Schubert et sans doute dans toute la littérature de piano, les alternances et suspens contrôlés du Trio apporteraient magie musicale encore plus grande ; de même le rondo final. Ici comme là le contrôle de la sonorité pas un instant n’échappait par turbulence ou affolement des doigts. Réussite suprême en interprétation (ou exécution) : quand la beauté décidée et maintenue de la sonorité s’ajuste à la beauté abstraite de la forme aussi purement exposée. On avait applaudi dans Chopin un merveilleux pianiste. Dans ce Schubert c’est un jeune maître qui s’est révélé, et fait plébisciter. Avec les mêmes sang-froid et sérénité s’y sont ensuite ajoutés deux Brahms et, pour finir, Bach, simplicité absolue : et comment ne pas évoquer alors la 4° Partita qui nous faisait découvrir et aimer il y a douze ans à peu près un pianiste encore presque adolescent, et plein d’incroyables promesses. Du chemin a été affronté, parcouru, absorbé, vaincu : le chemin vers la nue, et humble, et héroïque simplicité. C’est un jeune maître qui souriait à la musique ce soir. Théâtre des Champs-Elysées, 18 avril 2017



Jean-sébastien Bach
(1685 – 1750)

Johann Sebastian Bach (21 mars 1685 - 28 juillet 1750), en français Jean-Sébastien Bach, est un compositeur, organiste, claveciniste, violoniste et altiste allemand. Johann Sebastian Bach est considéré comme le plus grand compositeur du style baroque et comme l'un des plus importants de tous les temps. Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise l'apogée, son influence est majeure et durable dans le développement de la musique occidentale. De grands compositeurs, tels que Mozart, Beethoven, Berlioz, Brahms, Wagner, etc., reconnaissent en lui un maître insurpassable. C'est un musicien complet qui maîtrise la facture des instruments, la technique instrumentale, la composition, l'improvisation, la pédagogie, et la gestion d'une institution musicale. Localement connu de son vivant comme organiste et improvisateur, sa musique est rapidement oubliée après son décès, car passée de mode. À de rares exceptions près, son œuvre est manuscrite et non publiée. Dispersée et en partie perdue, elle est redécouverte au xixe siècle et étudiée par les romantiques.



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